14 February 2018

Émilie Du Châtelet remembered

From the Wikipedia entry on Émilie Du Châtelet:

Translation and commentary on Newton's Principia

In 1749, the year of Du Châtelet's death, she completed the work regarded as her outstanding achievement: her translation into French, with her commentary, of Newton’s Philosophiae Naturalis Principia Mathematica (often referred to as simply the Principia), including her derivation of the notion of conservation of energy from its principles of mechanics. Published ten years after her death, today Du Châtelet's translation of the Principia is still the standard translation of the work into French. Indeed, her translation and commentary of the Principia also contributed to the completion of the scientific revolution in France and to its acceptance in Europe.
Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, communément appelée Émilie du Châtelet, née à Paris le  et morte à Lunéville (Lorraine) le , est une mathématicienne, femme de lettres et physicienne française. Elle est renommée pour la traduction en français des Principia Mathematica de Newton qui fait encore autorité aujourd'hui. Elle-même expérimentatrice, elle a contribué non seulement à populariser en France l'œuvre physique de Leibniz, mais a aussi démontré par l'expérience que l'énergie cinétique (appelée à l'époque « force vive »), était bien proportionnelle, comme il l'avait formulé, à la masse et au carré de la vitesseVoltaire, avec qui elle entretient une liaison de quinze ans, l'encouragea à poursuivre ses recherches scientifiques.
When a science translator's reputation remains intact for over two hundred years, not to mention the quality of her commentaries on no less an author than Sir Isaac Newton, I think we can say that the lady's achievements are an extraordinary inspiration.

For more, see Voltaire in Love by Nancy Mitford.
Although her name is not directly linked to that of the famous Place du Châtelet right in the centre of Paris, I know I'll think of Émilie Du Châtelet the next time I'm there, and even the next time I'm on a metro that passes through the Place du Châtelet station.

25 January 2018

A quote that says it all

William Barclay, theologian and translator:
"No one has ever made a translation without the haunting sense of how much better it might have been, and of the imperfections of this translation no one is more conscious than I am."
Jost Zetzsche in The Tool Box Journal - A computer journal for translation professionals Issue 18-1-283:
This stands in such remarkable contrast to the way machine translation is often talked about in the media, or how unabashedly some MT developers brag about the results of their programs. But just this last week I realized that one term sometimes used by the media is actually very helpful. ... (MT systems) "convert" from one language to another.

21 December 2017

Echange de tweets avec Naval Group

Mon précédent post donne un aperçu de mes relations avec DCNS, devenue Naval Experts.

Il y a deux jours, Claire Allanche, directrice de la communication de Naval Group, a tweeté :

Fin juin Naval Group changeait de nom : Claire Allanche, directrice de la communication de Naval Group propose quelques pistes pour réussir ce type de transformation

Les 10 commandements d'un « renaming »

Un renaming, comme disent les professionnels, induit un certain nombre d'étapes à suivre. Effectuer des tests, trouver un nom, le valider au plan juridique, changer la signalétique, etc.  1)...
business.lesechos.fr
(Malheureusement, pour des non-abonnés à Les Echos, l'article n'apparaît que de façon fugace. Heureusement, j'ai quand même eu le temps de lire les 5 premiers commandements avant de perdre l'article de vue.)
J'ai répondu successivement:
Si l'objectif est de se développer à l’international, peut-être fallait-il étudier l'impact des noms proposés sur les milieux cibles. Pas sûr que ces noms passent bien en anglais. Dommage.
Claire Allanche, directrice de la communication de Naval Group. Je me demande si vous avez bien lu le commandement 4. Faites tester le nom Naval Energies (en bon français "énergies pour marines militaires") dans les pays cibles. Ce n'est franchement pas génial.
puis
Intéressant également de noter que les entreprises figurant dans le graphisme travaillent toutes dans des secteurs sans aucun rapport avec Naval Group et ses filiales. Sujet à approfondir, non?
Est-ce que j'aurais pu être plus constructif ?
Aujourd'hui retraité, mon objectif n'est pas de critiquer pour critiquer mais de provoquer une réflexion au sein d’une entreprise qui fait tant de choses si bien, mais qui pourrait faire bien mieux en matière de communication et de 'branding' auprès de ses clients et prospects non-francophones.

Naval Group (ex-DCNS) (ex-DCN), un aperçu de nos relations passées

De 1994 à 2012, j'ai travaillé comme traducteur indépendant pour la direction centrale et différentes divisions du constructeur naval militaire français DCN, devenu  ensuite DCNS et aujourd'hui Naval Group.

Pendant cette période j’ai été un des principaux, sinon le principal, fournisseur de traductions et adaptations de français en anglais de type "première ligne".

Je traduisais et adaptais :
  • communiqués et dossiers de presse
  • rapports annuels d'activités
  • discours et interventions de dirigeants
  • éléments pour divers sites
  • magazines comme Naval Experts
  • brochures et assimilés
  • éléments pour des stands d'exposition.

Ce travail m'a beaucoup apporté et j'ai sincèrement apprécié le contact et les échanges avec un grand nombre de personnes de qualité.

En 2005 l'équipe presse m'a invité à participer à une visite organisée de différents chantiers navals de l'entreprise.  Cette visite pour journalistes spécialisés, fut un grand plaisir et un énorme privilège. Peu étrangers ont eu la chance de voir un sous-marin nucléaire français en construction à Cherbourg (en l'occurrence le SNLE Le Terrible).

Ces années de travail pour DCNS, ses filiales et d'autres entreprises du secteur naval militaire m'ont permis de compiler et éditer un Glossaire français-anglais de technologie navale (A French English Glossary of Naval Technology)actuellement à sa 14ème édition, disponible en ligne pour €7,90.

Profitant de ma formation technique (BSc en physique et mathématiques) et de longues années de travail avec des ingénieurs français dans les secteurs de l'espace et de la télédétection spatiale, entre autres, j'ai été fasciné par les activités de DCNS. Chaque traduction m'a incité à lire énormément de documentation commerciale et technique en français et anglais.

Depuis 1994 je suis de près les activités, les succès et les difficultés de DCNS et aujourd'hui Naval Group.

En tant qu'Australien (mais aussi Européen), j'étais particulièrement heureux de lire que Naval Group a été choisi par le gouvernement australien comme maître d'œuvre du Future Submarine Program de la RAN. Un énorme succès bien mérité.

Tout ceci explique pourquoi je suis attristé et confus quand je vois Naval Group commettre ce que je considère comme des bourdes en matière d'anglais ou de traduction en anglais.

Le cas le plus grave ces derniers temps a été les noms choisis pour le groupe (Naval Group) et certaines divisions et filiales.

Voir DCNS change de nom et devient NavalGroup et DCNS changes its name to Naval Group.

Egalement DCNS Energies change de nom et devient Naval Energies et DCNS changes its name to Naval Energies.

04 November 2017

Translation and disruption #5

If the translation industry is indeed on the brink of disruptive innovation some of the things that may happen could include:
  • change will be more client driven, less supplier driven
  • translation memory systems, the current leaders in translation technology, are unlikely to retain their leadership
  • clients will accept lower quality provided the service is cheaper, more accessible and less difficult to understand
  • self-service offerings like Google Translate will continue to enjoy explosive growth
  • some translation clients using cheaper or free-of-charge services will encounter serious and sometimes costly failures
  • new business for suppliers specialising in high-end translation, adaptation, localisation, etc. will come largely from clients who have encountered and recognised failures produced by cheaper solutions
  • as a percentage of global consumption, the proportion of translations provided by high-end suppliers will continue to fall
  • the intellectual content of a growing proportion of translation industry jobs, including freelance work, will decline at an accelerating pace
  • the amount of training required to master the next generation of translation environment tools (TenTs) will plummet
  • universities will face enormous challenges justifying long-cycle training courses for translators facing, for the most part, low and falling pay scales and less intellectually satisfying work prospects
  • a proportion of the small army of high-end suppliers enjoying both success and good incomes may once again come into the profession after a decade or more of experience in other types of work yielding in-depth knowledge of subject matter and languages.

Signs that others are also noticing the trend

User expectations: The good news for MT is that due to the crapification of language the expectations bar has been coming down, and people are much more willing to accept raw MT, warts and all. Despite the quality problems, more & more people are using web-based MT services like Google Translate, Bing Translator, etc., to read and write content in other languages.  As with texting above, they’re more concerned with content than with form: they’re OK with errors as long as they can understand the content or at least get the gist of it. This seems to be true even for countries that have traditionally had a high bar for language quality, like Japan and France.

  •  

Translation and disruption #4

In the The Translator and the Machine, Prof. Kenny reviews the outlook for translators and the translation industry. Being more recent, her November 2017 presentation (The translation studies guide to disruption) presumably takes her forecasts further at least with regard to translation studies.

Prof. Dorothy Kenny introducing The translation studies guide to disruption

I am tempted to add my own.
But first a couple of words of caution to myself and my readers.
First, disruptive innovations only become apparent once they begin to recede in the rear-view mirror. Almost by definition, the analysis is post hoc, not predictive.
Second, one of the many conclusions I draw from the many years I have spent reading about technology, product development and disruptive industrial technologies is that a high proportion of prediction as to what might happen turn out to be completely wrong.
One reason for this has nothing to do with technologies per se and everything to do with client psychology.

That said, I can't resist the temptation to make some predictions of my own if for no other reason than to record them here today in writing so that I can look back in a few years' time to see how I fared as a (short-term) futurologist.

Translation and disruption #2

Let me provide some background to explain the 'flash' mentioned in Translation and disruption #1.

Between 2000 and 2008 I gave an annual short course on 'Technical communication in English for multinational product development teams' as part of a seminar on Product Design for final year engineering students at the Instituto Superior Técnico in Lisbon, Portugal. The seminar attract more candidates than could be accommodated. My modest contribution was also well received to the point of attracting senior members of faculty staff.

To ensure that my short course met the students' needs I attended the entire two-week seminar on a number of occasions.
This contributed directly to my awareness of issues confronting engineers and technologists, not least disruptive innovation.
I learned a great deal about case studies and their impact on everyone engaged in developing, producing, delivering and using products and services affected by technological innovations.

I have also closely monitored technological innovation in the translation industry since, I guess, with the dictaphone and elctronic typewriter in the 1970s.

Today, a flurry of developments and the fact that a number of colleagues now associate the terms 'translation' and 'disruptive innovation' suggests we may indeed have reached a tipping point.

Émilie Du Châtelet remembered

From the Wikipedia entry on  Émilie Du Châtelet : Translation and commentary on Newton's  Principia In 1749, the year of Du Châtelet...